mercredi, 22 avril 2015 08:58

SEANCE PLENIERE SOLENNELLE 2015

Allocution du

Professeur Ahmadou Lamine NDIAYE

Président de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Madame la Président du Conseil économique Social et environnemental,

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche,

Mesdames Messieurs les Ministres,

Mesdames Messieurs les Députés,

Mesdames Messieurs les Membres du Conseil économique social et environnemental,

Mesdames Messieurs les Ambassadeurs et chefs de Missions diplomatiques,

Mesdames Messieurs les Partenaires techniques et financiers,

Monsieur le Président de la Société des Amis de l’ANSTS,

Madame Messieurs les représentants des Académies invitées,

Chers collègues membres de l’ANSTS,

Chers membres de la Société des Amis de l’ANSTS,

Messieurs les Recteurs,

Mesdames Messieurs les Directeurs généraux et Directeurs,

Messieurs les Doyens et Directeurs d’UFR,

Chers étudiants et chers élèves,

Honorables invités,

Mesdames Messieurs ;

C’est avec un plaisir renouvelé que nous vous accueillons ce matin, Monsieur le Président de la République, à la Séance Académique solennelle de l’Académie Nationale des Sciences et technique du Sénégal. En même temps, nous vous exprimons une fois encore, notre profonde gratitude pour avoir inscrit, dans le calendrier républicain, cette manifestation annuelle et vous exprimons aussi nos vifs remerciements, pour votre présence parmi nous, malgré un calendrier que nous savons particulièrement chargé.

Le thème retenu par notre compagnie, pour la séance de cette année et dont le Professeur Doudou Ba, Secrétaire perpétuel de l’ANSTS vient de nous entretenir est relatif à une contribution nationale sur un thème que nous souhaitons ensuite approfondir au niveau international : « la recherche de nouveaux mécanismes de financement de la STI». Déjà la Banque islamique de développement (BID) et l’UEMOA nous ont donné leurs accords comme partenaires techniques et financiers. De nombreux experts ont également répondu favorablement pour participer au volet international de la réflexion.

L’Académie a pour objet :

  • d’assister, de conseiller l’Etat sénégalais (Gouvernement, Institutions Publiques et Privées, …) dans le cadre de la définition et de la mise en œuvre de la Politique Nationale en matière de Science et de Technologie ;
  • d’encourager la recherche scientifique, d’initier, d’impulser et de développer des programmes dans les domaines de la Science et de la Technologie ;
  • de contribuer à la promotion et à la valorisation des résultats de la recherche ;
  • de susciter des vocations scientifiques auprès des jeunes et des femmes ;
  • de faciliter les échanges avec les organismes similaires ;
  • de décerner des prix et récompenses à des personnes qui se sont particulièrement distinguées par leurs travaux ;
  • de contribuer au développement de la culture scientifique et au rapprochement entre Science et Société.

 

Monsieur le Président de la République,

Mesdames Messieurs,

 

Permettez-moi, de rappeler que l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal a été créée le 9 Novembre 1999. Elle est une société savante, à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle est placée sous le parrainage et la protection du Chef de l’Etat. Le Décret No 2006/289, du 03 Avril 2006 porte approbation des Statuts de l’Institution et indique, dans son article 3 « l’élection des membres de l’Académie ainsi que la désignation du Président et celle du Secrétaire Perpétuel sont approuvées par Décret du Président de la République sur proposition du Ministre chargé de la Recherche scientifique.

L’Académie comporte actuellement quatre (4) Sections devant recevoir chacune 20 membres titulaires. Ces Sections sont :

  1. 1.La Section des Sciences;
  2. 2.La Section des Sciences économiques, juridiques et;
  3. 3.La Section des Sciences fondamentales, appliquées et;
  4. 4.La Section des Sciences de la santé.

Elle comporte aussi cinq Commissions transversales dont la création est décidée par l’Assemblée générale. Actuellement existent :

  • La Commission des finances,
  • La Commission scientifique et des publications,
  • La Commission des relations avec les partenaires,
  • La Commission médiats et communication,
  • La Commission de l’enseignement des Sciences et des relations avec les jeunes.

 

L’Académie déroule son programme d’activités selon différentes modalités parmi lesquelles :

  • Une séance académique solennelle annuelle, dont l’édition

de 2015 nous réunit ce matin. Monsieur le Président de la République nous fait l’honneur de la rehausser de sa présence. Elle consiste, après étude d’un thème de portée nationale ou internationale, à soumettre les conclusions et recommandations, directement à l’attention du Chef de l’Etat. A ce sujet rappelons que le thème de 2104 portait sur « une contribution à l’emploi des jeunes : la formation aux métiers de l’agriculture ». Nous travaillons actuellement à l’établissement d’un référentiel des métiers de l’agriculture.

  • Des séances académiques mensuelles publiques ayant lieu

le dernier Jeudi de chaque mois. Elles permettent à des chercheurs de présenter des résultats de recherche qui font l’objet de discussion. Une présentation à de telles séances est obligatoire pour tout candidat à l’Académie.

  • Des sessions spéciales, nationales ou internationales,

consistant en des séminaires, ateliers symposiums, conférences, sur des thèmes choisis par l’Académie ou en partenariat avec d’autres institutions.

  • L’organisation de la célébration de la Journée de la

Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA).

 

Monsieur le Président de la République,

Mesdames Messieurs,

Cette commémoration annuelle vise à relayer le cri du cœur des hommes de science d’Afrique, lancé à Brazzaville, le 30 juin, à l’issue de leur première rencontre. Les travaux de ce premier congrès ont été sanctionnés par l’adoption d’une déclaration, dite Déclaration de Brazzaville. Par la suite, l’Organisation de l’Unité Africaine puis l’Unité Africaine ont institutionnalisé cette célébration annuelle par les Etats membres, le 30 Juin de chaque année.

Le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à confié à l’ANSTS, la préparation de cette manifestation. Ainsi, chaque année, l’ANSTS propose un thème à discuter à sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

En 2014, les conclusions et recommandations du thème retenu viennent d’être présentées par le Secrétaire Perpétuel.

En 2013 le thème retenu portait sur TIC et Santé, la télémédecine. Les conclusions et recommandations ont conduit notre Académie à jeter les bases d’une collaboration avec l’Académie des Sciences et Techniques du Maroc en vue de créer un réseau de Télémédecine.

En 2012, le thème a porté sur violences et sociétés.

 

Tous les travaux des différentes manifestations de l’ANSTS ont fait l’objet de publications, avec le soutien du Ministère chargé de la Recherche.

Nous participons aussi à des travaux initiés par d’autres académies ou réseaux d’académies. A titre d’exemple en 2014 nous avons organisé la restitution et la discussion d’une étude faite en 2013, par un groupe de 16 experts provenant de 8 pays africains dont le notre, sous l’égide du Réseau des Académies Africaine, le NASAC. L’étude a analysé les données factuelles, les obstacles et les possibilités se rapportant à la mise en œuvre et à l’application de mesures de prévention et de lutte anti tabac en Afrique.

Notre collègue Madame le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a activement participé à la manifestation avec la plupart de ses collaborateurs. C’est le lieu de saluer les mesures prises par Madame le Ministre après cette journée en mettant en place une cellule de lutte contre le tabagisme.

 

Par ailleurs, avec le partenariat que nous sommes sur le point de signer avec l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), nous allons organiser un atelier de partage et de réflexion sur la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE) qui requiert la contribution de tous.

 

Monsieur le Président de la République,

Mesdames Messieurs,

 

Le rôle de la Science, la Technologie et l’Innovation (STI), dans le développement socio-économique d’un pays d’une part, les faibles performances des élèves dans le domaine de l’enseignement des Sciences et de la Technologie dans les différents ordres d’enseignement d’autre part, ont conduit l’ANSTS à mettre en place un programme majeur, pour participer activement au développement de la culture scientifique dans notre pays.

 

Nous nous proposons de vous entretenir ce matin de la manière dont notre Académie participe au « développement de la culture scientifique » qui vise le rapprochement entre Science et Société.

 

Soulignons qu’après vos décisions lors du Conseil Présidentiel qui a sanctionné les travaux de la Concertation nationale sur l’Avenir de notre pays, une Direction Générale de la Recherche a été créée au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Une des trois Directions de cette nouvelle structure est chargée du financement de la recherche et une autre est chargée de la promotion de la culture scientifique.

 

C’est la tradition que l’Académie du pays qui abrite la réunion du G8 élabore et soumet aux Chefs d’Etat une Déclaration sur des thèmes donnés. Dans ce contexte, l’Académie des Sciences de l’Institut de France avait organisé, en Mars 2011, une rencontre des Académies des pays du G8 plus 6 autres Académies dont la notre. Cette rencontre avait abouti à deux Déclarations qui ont été soumises à la réunion du G8.L’une portait sur l’eau et l’autre sur : « l’éducation des sciences, le vecteur du développement mondial. Cette déclaration indique que le

  • Le grand public a besoin d’avoir une des connaissances scientifiques pour se reconvertir dans le contexte d’une économie moderne, et touche la sécurité alimentaire, la santé, l’avenir énergétique et maintes autres décisions individuelles
  • L’éducation scientifique à l’école vise à inculquer les connaissances de base afin, d’une part, de cerner la nature même de la science ; de savoir comment formuler puis remettre en question des hypothèses et d’autre part faire preuve de curiosité avec comme base, la démarche d’investigation (IBSE), la main à la pâte !
  • L’éducation scientifique à l’université a besoin d’enseignants et de chercheurs, d’infrastructures de qualité et des programmes d’enseignement novateurs pour former et conserver les ressources humaines.

 

Notre Académie, dans le cadre de son plan stratégique, s’est dotée d’un important programme, avec plusieurs composantes, pour le développement d’une culture scientifique dans notre pays.

 

La première composante de notre programme de développement de la culture scientifique est l’Enseignement des Sciences.

Depuis 2003, ce thème est revenu plusieurs fois au cours de nos séances solennelles. Suggéré par le réseau mondial des académies (IAP), ce thème est étudié par d’autres académies africaines. Il nous plait de souligner que l’ANSTS est sans conteste l’Académie africaine la plus avancée dans ce travail. La séance solennelle de 2003 avait conduit à la mise en place, par Arrêté du Ministre de l’Education nationale, d’un Comité National de Pilotage du Projet de Développement de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie (CNPDEST).

La séance solennelle de 2013 à porté sur la présentation de nos travaux sur «une nouvelle Vision de l’enseignement des sciences et de la technologie, du pré scolaire au supérieur ». Grace à un solide partenariat noué avec la Wallonie Bruxelles International (WBI), et le soutien de la Coopération Française et de l’USAID, nous achevons la rédaction d’un guide méthodologique en avons retenu, avec le CNDPEST, d’organiser cette année, les ateliers suivants :

  • Séminaire-atelier national d’information et de partage du projet d’expérimentation de la nouvelle vision de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie du Préscolaire au Supérieur ;
  • Séminaire atelier national de formation de formateurs d’enseignants expérimentateurs à la pédagogie situationnelle, selon la nouvelle vision de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie du Préscolaire au Supérieur ;
  • Séminaires ateliers régionaux de formation de formateurs d’enseignants expérimentateurs à la pédagogie situationnelle, selon la nouvelle vision de l’Enseignement des Sciences et de la Technologie du Préscolaire au Supérieur.

 

Monsieur le Président de la République,

A l’issue de la concertation nationale sur l’avenir de l’Enseignement supérieur dans notre pays votre première décision lors du Conseil Présidentiel consacré à cette importante question est : « Orienter les formations supérieures vers les Sciences, la Technologie, les Sciences de l’Ingénieur et les Mathématiques, les filières courtes, techniques et professionnelles». Ce travail ne concerne pas seulement le Ministère de l’Enseignement supérieur, il requiert aussi et surtout l’engagement résolu de tous les Ministères en charge du système éducatif.

 

La seconde composante de notre programme de développement de la culture scientifique est la formation à la rédaction et Communication scientifique.

 

Ce programme, résulte d’un partenariat avec l’Académie Nationale de Médecine de France (ANMF), l’Académie Hassan II des Sciences et Technique du Maroc, l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, et le soutien du Réseau Mondial des Académies de Médecine. A l’origine, il visait, d’une part, à préparer les jeunes scientifiques à la rédaction médicale et d’autre part à former des formateurs africains, capables de remplacer les partenaires du Nord qui encadrent les ateliers de formation.

En 2013, A la demande de notre Académie et de celle du Maroc, ce programme est élargi pour s’orienter vers la création avec les Universités, de Centres de ressources pour la formation de formateurs, (avec un Centre dans notre pays pour l’Afrique de l’Ouest et un second au Maroc, pour l’Afrique du Nord.

Cet élargissement du programme va prendre en compte aussi, la préparation de nos jeunes chercheurs, à s’engager d’avantage dans les compétitions d’appels à candidatures pour les financements de programmes de recherche et de bourses. Ces compétitions sont de plus en plus nombreuses et les offres qui étaient surtout réservées aux pays anglophones, s’ouvrent de plus en plus à l’Afrique francophone.

 

A ce titre deux retiennent actuellement notre attention. Il s’agit du Programme financé par le Département pour le Développement International du Royaume Uni (DEFID), géré par la Royal Society. Il est destiné à encourager le développement de réseaux de recherche scientifique entre chercheurs de l’Afrique sub-saharienne et une Université ou un Institut de recherche britannique, dans les domaines prioritaires qui sont : Eaux & assainissement, Energie renouvelable, Etude des sols. Avec les relations entre la Royal Society et notre Académie, le programme qui couvre toute l’Afrique, a été lancé ici, à Dakar, en partenariat avec l’ANSTS. Un de nos collègues membres de l’ANSTS a participé à la compétition et l’une équipe à laquelle il est intégré, finalement fait partie des 5 équipes financées chacune, pour une période de 5 ans, à hauteur maximum de 1.243.000Livres. Le second appel vient d’être lancé.

L’autre programme, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates est appelé « Grands défis : innovation en provenance de l’Afrique » Grands défis est une famille de programmes de subvention qui encourage l’Innovation, en vue de résoudre des problèmes clés, en matière de santé et de développement, à l’échelle du monde. Une équipe est venue spécialement au Sénégal pour, sous l’égide de l’ANSTS, lancer ce programme à l’UCAD et à l’UGB.

La formation à la Rédaction et Communication scientifique préparera nos jeunes chercheurs à la compétition dans les appels à candidatures et bourses.

 

La troisième composante de notre programme développement de la culture scientifique est représentée par des Prix.

  • Il y a tout d’abord le Grand Prix du Président de la République

dont l’organisation est confiée à l’ANSTS par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

  • Le prix de l’ANSTS à meilleures thèses des Ecoles doctorales du

pays qui récompense chaque année, trois lauréats, et dont les prix sont remis lors de la célébration de la JRSA.

  • Le prix Souleymane NIANG de Mathématiques organisé tous

les deux ans, à compter de 2015/1026.

  • Toujours dans ce registre l’Académie remet un Prix aux lauréats

des classes de terminale, du Concours général.

  • A cette composante en direction des jeunes, nous ajoutons le

soutient pédagogique apportée aux élèves du Lycée Ameth FALL. Alertée par la Proviseur de ce prestigieux établissement où les séries scientifiques étaient sur le point de disparaitre totalement l’ANSTS, en partenariat avec l’Université de Saint-Louis, a mis en place, depuis 3 ans, un système de soutien pédagogique aux élèves du Lycée Ameth FALL. Cela a donné un regain d’intérêt pour les séries scientifiques dans l’établissement.

Lors de l’évaluation de ce programme l’année dernière, l’Inspecteur d’Académie avait exprimé le souhait de voir cette intervention multipliée dans la région.

 

AFRISTECH dont l’Académie compte reprendre l’organisation est une contribution significative du développement de la culture scientifique. Cette manifestation qui, après les éditions de 1993, 95,97 et 99, a été suspendue et pourtant ses objectifs sont encore plus actuels. Cette manifestation vise à :

  • Favoriser la synergie nécessaire et féconde entre chercheurs et

enseignants, opérateurs économiques, industriels, financiers, pour la valorisation des résultats de la recherche scientifique, dans des conditions optimales d’utilité sociale et de rentabilité économique ;

  • Faire éclore une communication entre les partenaires de la

recherche et de la technologie, les utilisateurs potentiels des résultats de la recherche, le grand public, les élèves, pour stimule, chez eux un intérêt accru pour les disciplines scientifiques et techniques.

AFRSITECH offre ainsi un lieu de réflexion et de convergence aux scientifiques du monde, un espace de solidarité et de fraternité entre homme de savoir, de culture, en vue de montrer à la communauté internationale que la Science est une construction universelle qui peut être au service de tous.

 

 

Monsieur le Président de la République,

L’année dernière, vous nous aviez interpelé sur les OGM.

Les Académies africaines dont la notre, qui participent au Programme African Science Academies Development Initiative (ASADI), financé par la Fondation Bill et Melinda GATES, s’étaient penchées sur cette question et ont publié une déclaration, lors de la rencontre annuelle tenue à Addis Ababa, en Novembre 2013.

Soulignant d’un côté les aspects positifs des Biotechnologies, et tenant, compte de l’autre, les défis soulevés, liés à la biodiversité et la biosécurité, la déclaration reconnait qu’à l’heure actuelle, les résultats scientifiques obtenus indiquent que les OGM peuvent raisonnable être considérés comme sans danger. La Déclaration, toutefois indique que les pays africains doivent encourager la recherche sur les OGM et leur utilisation, selon les protocoles et conventions internationales comme la Convention sur la Biodiversité, et les Protocoles de Carthagène et de Nagoya.

Des pays africains se sont engagés dans la culture des OGM, d’autres sont encore circonspects.

Mais en tout état de cause, tous partagent l’idée de réduire le gap de la productivité de nos systèmes sans compromettre l’environnement et les écosystèmes.

Des scientifiques, en désaccord total avec l’usage des OGM, posent la question suivante : pourquoi utiliser les OGM si les variétés améliorées ne sont pas totalement exploitées ? Pour eux, face au besoin d’améliorer la production, il faut mettre surtout l’accent sur de meilleures pratiques agronomiques, de récolte, de traitement post récolte, de transformation et de commercialisation. Il est heureux que, parmi nos équipes de jeunes chercheurs soutenus par le Fonds d’Impulsion de la Recherche Scientifique et technologique FIRST, certaines soient engagées dans l’amélioration de la productivité et de la conservation post récolte.

 

Vous voyez, Monsieur le Président de la République la complexité de la question. A notre niveau, nous avons engagé le travail pour approfondir notre réflexion sur cette question d’actualité for complexe. En ce qui concerne, nous avons engagé la réflexion et allons impliquer tous les acteurs nationaux concernés, pour proposer au Gouvernement les bases d’une politique éclairée, utile et sécurisante sur la question des OGM.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Vous avez tenu à être avec nous ce matin, malgré un calendrier très chargé. C’est, pour la communauté scientifique du pays, l’illustration de la place que vous donnez à la Science, la Technique et l’Innovation (STI) dans les processus de développement. Le programme de réhabilitation, d’extension et d’amélioration des moyens et conditions de travail des scientifiques en est une autre illustration.

L’Académie vous renouvelle sa profonde gratitude pour les importantes mesures annoncées l’année dernière et qui ont toutes été appliquées, de manière totale et diligente. Nous attendons celles que vous nous réservez pour cette année.

 

Mesdames Mesdemoiselles, Messieurs,

 

A vous tous qui avez répondu ce matin à notre invitation, je vous salue au nom de notre compagnie qui vous remercie de votre soutien.

Permettez-moi de mentionner tout particulièrement :

  • Le Président et les membres de la Société des Amis de l’ANSTS,
  • Nos collègues venus représenter les Académies sœurs du Maroc, avec laquelle nous avons un solide partenariat qui a donné naissance à un programme conjoint de recherche sur les biotechnologies virales,
  • du Cameroun, qui souhaite établir un Accord pour s’inspirer de notre expérience d’enseignement des sciences,
  • du Bénin, du Burkina.

 

A tous nos partenaires Institutionnels, Techniques et financiers nous disons combien l’ANSTS apprécie votre engagement à nos côtés.

 

Nous renouvelons notre appréciation positive et nos remerciements à Monsieur le Premier Ministre et à l’ensemble de son Gouvernement, avec une mention spéciale à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et à l’ensemble de ses collaborateurs pour le soutien constant et multiforme à notre Compagnie.

 

Enfin cette rencontre solennelle nous donne l’agréable occasion de remercier le personnel de l’Académie, nos compagnons au quotidien, qui nous secondent avec dévouement, disponibilité et efficacité.